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Apprendre à cuisiner

Apprendre à cuisiner - Clara Perez

J’avais pris des cours de cuisine pour m’améliorer. Avant, je ne prenais pas le temps de me faire correctement mes repas. J’achetais des plats tout prêts, des surgelés, mais je ne touchais jamais une casserole pour me faire des pâtes, ou du riz. En m’installant avec mon conjoint, je constatais qu’il connaissait la cuisine, et qu’il était très agréable de bien se nourrir. Je m’abonnais à une revue culinaire, et j’acquis les divers ustensiles pour réaliser de bons plats. Je commençais par des recettes faciles, des rôtis entourés de légumes au four ou encore des poissons en papillote, puis je réalisais des risottos. Au début, ils attachaient et je devais faire tremper le contenant dans lequel j’avais fait cuire le riz pendant toute une nuit, pour avoir de nouveau un fond de casserole propre. Je tentais une brioche fourrée avec du boudin blanc, un véritable délice.

Je me souviens de la soirée où j’ai essayé, pour la première fois, ce plat. J’avais concocté des verrines au pois cassé et au crabe, pour l’apéritif, avec d’autres à l’avocat et aux crevettes. Après cela, j’avais voulu réaliser cette brioche fourrée. J’avais trouvé la recette sur un site français. C’était courant, au moyen-âge, de trouver ces petits pains à la saveur sucrée sur les marchés. Les boudins blancs étaient de la volaille mixée finement et mélangée à des aromates, ce que je m’étais efforcée de reproduire. Je servis la brioche accompagnée d’une salade sucrine coupée en fins morceaux, avec un filet d’huile d’olive et de vinaigre de cidre en guise de sauce. L’entrée fut si copieuse, que nous n’avons même pas touché au plat principal, un goulasch.

J’ai retrouvé la recette du goulasch en triant mes papiers, un jour où j’étais occupée à regarder ma gestion de patrimoine. J’avais coupé un morceau de papier dans un magazine consacré à la cuisine. Au moment où j’avais réalisé ce plat, je n’avais pas encore pris l’habitude de compulser dans un cahier toutes les recettes que j’exécutais. Maintenant que j’avais une place pour le ranger, je glissais le précieux bout de journal dans mon carnet de cuisine. Le lendemain, je repensais encore à cette recette et je ressortis la liste des ingrédients. J’allais à l’épicerie pour prendre ce qui me manquait. Je n’aurais jamais pensé que mon épicier avait du paprika frais. Ensuite, je passais chez le boucher et je revins avec mes carottes, mes épices et ma viande que je mis dans une marmite à cuire.

 

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Je suis une femme qui adore relever des défis, et nourrir ce blog, en est tout un ! Alors je vais tenter de ne pas vous gaver, mais bien de vous surprendre en saveur et arôme délicat. Je vous promets aucun sujet réchauffé, ni trop lourd, mais bien savoureux. Et oui, j’adore la nourriture en passant …